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Patients et proches de patients

Cette page s'adresse aux patients et Ă  leurs proches qui souhaitent en savoir davantage sur les cancers du sang.

Cancers du sang : traitements, greffe et avancées – Ce qu’il faut savoir

La maladie du greffon contre l’hôte – GvH

La maladie du greffon contre l’hôte, communément appelé GvH (Graft versus Host Disease, en anglais), est l’une des complications les plus redoutées après une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) dans le cadre d’un traitement contre un cancer du sang. Dans ce cas, les cellules souches greffées reconnaissent l’organisme du receveur comme étranger et l’attaquent.
Il existe deux types de GvH : la forme aiguĂ« et la forme chronique.ĚýToutes deux peuvent engager le pronostic vital du patient, bien que la forme aiguĂ« soit la plus fulgurante. Ces deux types de GvH se diffĂ©rencient par leur dĂ©lai d’apparition : dans les 100 jours suivant la greffe, il s’agit d’une GvH aiguĂ« ; au-delĂ , on parle de GvH chronique. Ces deux types de GvH diffèrent aussi par leurs symptĂ´mes.

Restaurer l’équilibre du microbiote intestinal pour mieux soigner les cancers du sang

Le microbiote intestinal, cet ensemble de milliards de micro-organismes qui vivent dans notre intestin, joue unĚýrĂ´le essentielĚýdans notre santĂ©. Les microorganismes qui vivent dans notre intestin sont totalementĚýuniquesĚýĂ  chaque individu. Le microbiote intestinal influence non seulement la digestion, mais aussi notreĚýsystème immunitaireĚýet l’efficacitĂ© de certains traitements mĂ©dicaux, notamment en oncologie.

Source : INSERM

En savoir plus sur les cancers du sang :


Notice d’information Patients :
Programme d’Accès Compassionnel Très Précoce (ACTP) pour MaaT013

Mieux comprendre les cancers du sang

Les cancers du sang, également appelés les cancers hématologiques, se développent à partir des cellules sanguines. Les cellules sanguines correspondent aux globules rouges, aux globules blancs, ainsi qu’aux plaquettes.

Parmi les cancers du sang les plus frĂ©quents, on retrouveĚý:

  • Les leucĂ©miesĚý: de forme aiguĂ«s ou chroniques, elles atteignent les cellules de la moelle osseuse, Ă  l’origine des globules blancs.
  • Les myĂ©lomesĚý: ils atteignent les plasmocytes (globules blancs).
  • Les lymphomesĚý: ils atteignent les lymphocytes (globules blancs). On distingue : le lymphome hodgkinien (LH), et le lymphome non hodgkinien (LNH).

Vous trouverez plus d’informations dĂ©taillĂ©es sur les cancers du sang iciĚý: .

´ˇłÜÂá´ÇłÜ°ů»ĺ’hłÜľ±, permettent de lutter contre les cancers hĂ©matologiques. Les traitements sont choisis selon le type de cancer, son stade, l’état de santĂ© gĂ©nĂ©rale du patient. Parmi ces traitements, on retrouve les chimiothĂ©rapies, les thĂ©rapies ciblĂ©es, les radiothĂ©rapies, et dans certains cas, une greffe de moelle osseuse ou de cellules souches hĂ©matopoĂŻĂ©tiques.

Les avancĂ©es en ľ±łľłľłÜ˛Ô´ÇłŮłóĂ©°ů˛ą±čľ±±đ˛ő ont aussi ouvert de nouvelles perspectives prometteuses pour lutter contre le cancer. L’immunothĂ©rapie agit en activant le système immunitaire du patient afin de l’aider Ă  reconnaĂ®tre les cellules cancĂ©reuses et Ă  les dĂ©truire.

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Le traitement par greffe de moelle osseuse dans les cancers du sang

Les cellules souches hématopoïétiques, qu’elles proviennent du sang périphérique ou de la moelle osseuse d’un donneur sain, sont les cellules mères des cellules sanguines, stockées dans la moelle osseuse : il s’agit d’un tissu spongieux situé au centre de certains os, et qui contient nos cellules sanguines.

Cette greffe permet de reconstituer une moelle osseuse fonctionnelle chez le patient, en particulier après une chimiothérapie ou une radiothérapie. L’objectif est de remplacer la moelle osseuse et le système immunitaire du receveur par un système sain issu d’un donneur. Une fois implantées, les cellules souches saines peuvent se différencier pour produire des cellules sanguines spécifiques et pleinement fonctionnelles.

En fonction de la source des cellules souches, on distingue plusieurs types de greffe, notamment ±ô’ałÜłŮ´Ç˛µ°ů±đ´Ú´Ú±đ (oĂą les cellules souches proviennent du patient lui-mĂŞme), et ±ô’a±ô±ô´Ç˛µ°ů±đ´Ú´Ú±đ (les cellules proviennent d’un donneur sain prĂ©sentant des cellules compatibles avec le patient).

Chaque traitement comporte des risques et des complications potentiels dont le patient doit être informé par l’équipe médicale. De plus, la greffe de cellules souches affaiblit le système immunitaire du patient en raison des traitements reçus, le rendant particulièrement vulnérable aux infections. L’une des complications les plus graves de ce type de greffe est la maladie du greffon contre l’hôte.

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Qui peut ĂŞtre donneur ?

Le donneur doit être en bonne santé et présenter une compatibilité maximale avec le receveur. Celle-ci est évaluée par le typage HLA, qui analyse des protéines à la surface des cellules, déterminantes dans le risque de rejet en cas d’incompatibilité.

La recherche d’un donneur commence généralement au sein de la fratrie, où il existe une probabilité de 1 sur 4 de compatibilité génétique. Si aucun donneur familial n’est compatible, des volontaires inscrits sur des registres internationaux peuvent être sollicités.

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La GvH chronique

Pour la GvH chronique, qui survient au-delĂ  de 100 jours après la greffe, on retrouve frĂ©quemmentĚý:

  • Affection de la peauĚý: sĂ©cheresse, Ă©ruptions cutanĂ©es, dĂ©mangeaisons, desquamation, brunissement, durcissement et resserrement
  • SĂ©cheresse oculaire pouvant ĂŞtre accompagnĂ©e d’une sensation de brĂ»lure
  • SĂ©cheresse de la bouche accompagnĂ©e ou non d’ulcères buccaux
  • DiarrhĂ©es, perte d’appĂ©tit, crampes d’estomac, vomissements, perte de poids
  • Douleurs musculaires et articulaires
  • Infections
  • DifficultĂ©s Ă  respirer
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La GvH aiguë

Pour la GvH aiguĂ« (aGvH), trois organes sont principalement touchĂ©sĚý: la peau, le foie, et le tube digestif haut et bas.

L’éruption cutanée est la manifestation la plus commune de la GvH aiguë. Elle peut être légère et localisée, mais peut aussi atteindre le corps entier.

L’aGvH s’intensifie lorsqu’elle touche le tractus gastro-intestinal ou le foie. Le symptôme imputant une affection au foie est majoritairement le teint jaunâtre (ictère ou jaunisse). L’atteinte gastro-intestinale est notamment associée à des complications graves telles que diarrhées intenses, douleurs abdominales, hémorragies intestinales et la mort.

La GvH aiguĂ« est gradĂ©e selon la gravitĂ© des symptĂ´mesĚý:

  • Grade IĚý: symptĂ´mes lĂ©gers (seule la peau est touchĂ©e)
  • Grade IIĚý: symptĂ´mes modĂ©rĂ©s
  • Grade IIIĚý: SymptĂ´mes graves
  • Grade IV : symptĂ´mes très graves
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Prise en charge des patients atteints de GvH

Quelle prise en charge ?

Lorsque les premiers signes de la maladie du greffon contre l’hĂ´te (GvH) apparaissent après une allogreffe de cellules souches, le traitement de première intention repose gĂ©nĂ©ralement sur l’usage de ł¦´Ç°ůłŮľ±ł¦´ÇĂŻ»ĺ±đ˛ő. Ces mĂ©dicaments permettent, dans certains cas, de contrĂ´ler l’inflammation et de limiter les attaques du système immunitaire. Pour ces patients, un traitement par immunothĂ©rapie peut ĂŞtre envisagĂ©, mais les options restent encore limitĂ©es et l’efficacitĂ© variable.

Malgré les traitements existants, un besoin médical non couvert persiste pour de nombreux patients atteints de GvH. C’est dans ce contexte que des solutions innovantes voient le jour, notamment autour du microbiote intestinal.

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Microbiote et complications post-greffe

Quel est le lien entre microbiote et complications post-greffe dans les cancers du sang ?

Les chimiothérapies et antibiothérapies intensives peuvent gravement endommager le microbiome intestinal, provoquant ce que l’on appelle une dysbiose (un déséquilibre du microbiome intestinal par rapport à son état sain). Des données suggèrent qu’il existe un lien entre la dysbiose du microbiote et la GvH, ainsi que la survie des patients greffés.

En effet, des études récentes ont montré que la haute richesse bactérienne (nombre total de bactéries présentes dans le microbiome intestinal) et la haute diversité bactérienne (nombre d’espèces différentes dans le microbiome intestinal) sont associées à un taux de survie plus élevé chez les patients recevant une allo-GCSH, diminuant chez ces patients le risque de complications courantes.

Pour plus d’informations, Ă©couter le rdv de la SFGM-TC dĂ©diĂ© au microbiote et nutritionĚý:

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La restauration du microbiote intestinal

Une approche innovante : la restauration du microbiote intestinal dans les cancers du sang

Face Ă  ces constats, et en complĂ©ment des traitements actuels pour la GvH, une piste thĂ©rapeutique Ă©mergeĚý: Ěýrestaurer le microbiote intestinal avec des mĂ©dicaments, afin de rĂ©tablir un Ă©quilibre microbien bĂ©nĂ©fique. Bien qu’encore en phase d’étude clinique dans le contexte des cancers hĂ©matologiques, cette approche montre un potentiel pour renforcer l’efficacitĂ© des traitements anticancĂ©reux et stimuler la rĂ©ponse immunitaire. Des Ă©tudes cliniques en cours dans le domaine suggèrent que la restauration du microbiote intestinal pourraitĚý:

  • Stimuler l’efficacitĂ© des traitements contre le cancer ;
  • RĂ©duire les effets secondaires liĂ©s Ă  ±ô’a±ô±ô´Ç˛µ°ů±đ´Ú´Ú±đ ;
  • AmĂ©liorer la qualitĂ© de vie et la survie globale des patients.
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Directrice Scientifique par intérim

Sheri Simmons

Sheri Simmons, Ph.D., est Directrice Scientifique par intĂ©rim au sein de şÚÁĎÉç. Sheri apporte une expertise approfondie en biotechnologie, en particulier dans le domaine du microbiome, ayant occupĂ© des postes de direction scientifique chez Seres Therapeutics, au sein de l’équipe Microbiome Solutions de Johnson & Johnson, et plus rĂ©cemment chez Seed Health, sociĂ©tĂ© leader dans le domaine des probiotiques. Dans ses fonctions, elle renforce le leadership scientifique de la SociĂ©tĂ©, supervise les recherches prĂ©cliniques, les initiatives en intelligence artificielle et data, et soutient les opĂ©rations liĂ©es Ă  la demande d’Autorisation de Mise sur le MarchĂ© de łÝ±đ°ů±ą˛âłŮ±đ˛µÂ® dans l’aGvH.

Sheri est titulaire d’un doctorat en océanographie biologique du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et a obtenu un Bachelor of Arts (A.B.) en écologie et biologie évolutive à l’Université de Princeton, où elle a été diplômée summa cum laude, membre de Phi Beta Kappa, et lauréate de l’un des six prix récompensant les meilleures thèses de fin d’études en sciences.

CEO and co-founder

Hervé Affagard

HervĂ© Affagard is the CEO and co-founder of şÚÁĎÉç. For the past 15 years, HervĂ© has been an intra/entrepreneur in the healthcare industry, after starting his career in IT in the steel industry. In late 2014, HervĂ© co-founded the company alongside Dr. JoĂ«l DorĂ©, author of nearly 500 publications, and
one of the world’s most cited authors in the microbiome sphere today, after a professional career that spanned multiple industries. HervĂ© has led şÚÁĎÉç’s development from its early concept in 2013 and has been at the forefront of the development of the microbiome healthcare ecosystem in France and Europe. In January 2022, HervĂ© has been elected President of Allliance Promotion Microbiote, an organization founded in 2021 to support the microbiome sector development in France.

Engineer, MBA